Après un an d’interruption, le Café Citoyen Chapelain est heureux de vous annoncer le retour de la revue Place Publique, avec laquelle nous avons, par le passé, organisé de nombreuses soirées-débats.
Comme indiqué sur sa couverture, c’est une « nouvelle formule » qui nous est proposée dans son numéro 88 disponible depuis le 2 décembre dernier :
Cliquer sur l’image pour accéder au site
« Analyses de fond, entretiens, reportages, tribunes d’opinion… Conjuguant plaisir de lecture et richesse de contenu, Place Publique veut continuer de permettre à ses lecteurs de saisir les complexités du territoire ligérien, éclairer les initiatives positives. Nous voulons traiter les grandes thématiques contemporaines – économiques, sociales, écologiques, urbaines, culturelles… – qui agitent le territoire et mettre à l’honneur celles et ceux qui le font grandir. »
Courant octobre dernier, l’ami Bernard nous quittait trop prématurément à seulement 73 ans.
Militant convaincu de la citoyenneté et de la laïcité, avec le concours de quelques autres militants, il avait fait renaître l’Amicale Laïque de l’école Beausoleil.
Au sein de cette dernière, il participait activement à la création du Café Citoyen dont la première séance remonte à octobre 2006.
Longtemps membre actif de son conseil d’administration, seule la lassitude générée par la maladie réussissait à l’éloigner de l’organisation et de la programmation de nos saisons.
Et pourtant, l’an dernier encore, il souhaitait se réinvestir en se représentant au CA. Malheureusement, la maladie eut raison de cette envie…
Poursuivre avec conviction sa modeste mission de formation de citoyens plus éclairés, plus libres est, sans nul doute possible, la manière la plus évidente de lui rendre hommage et de perpétuer le souvenir de son sincère engagement laïque.
« Il nous faut faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès à des rations équilibrées en glucides, protéines, minéraux, vitamines, fibres, antioxydants, sans apport exagéré de sel, sucres et acides gras saturés. Et s’assurer de surcroît que chacun des ingrédients fournis par les agriculteurs soit dépourvu de molécules toxiques : sans hormones dans le lait, sans antibiotiques dans la viande et sans résidus pesticides dans les céréales, les fruits et les légumes.
A quoi s’ajoute aussi le défi de ne plus engendrer de pollutions majeures dans notre environnement, de s’adapter au dérèglement climatique en cours, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de séquestrer du carbone dans la biomasse et dans les sols, et de n’occasionner aucun dommage pour les générations futures.
[…] Ces pratiques font un usage intensif des ressources naturelles renouvelables et gratuites (énergie lumineuse, carbone azote de l’air, eaux pluviales, etc.) et n’excluent pas l’obtention de rendements élevés à l’hectare. Economes en énergies fossiles, ces formes d’agricultures artisanales sont par contre souvent très exigeantes en travail […] Il nous faut donc tout faire pour que les paysans puissent être correctement rétribués, non seulement pour la qualité de leurs produits, mais aussi pour leurs services environnementaux d’intérêt général. Quitte à ce que ce paiement soit assuré par les contribuables et non pas par les seuls consommateurs. Il permettrait alors aux paysans d’accroître à de moindres coûts leur offre de produits de grande qualité nutritionnelle, sanitaire et gustative, et de vendre ceux-ci à des prix accessibles aux couches sociales les plus modestes. Un défi hautement politique ! »
MARDI 19 novembre 2024
20h30, Espace Culturel Capellia à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Pour développer cette perspective d’une agroécologie respectueuse des hommes et de leur environnement, nous aurons le plaisir d’accueillir Marc DUFUMIER, agronome, docteur en géographie, professeur honoraire d’agriculture comparée et développement agricole à l’AgroParisTech (Institut des sciences et techniques du vivant et de l’environnement).
Soirée organisée en partenariat avec l’association « Du jardin au paysage »
Comme chaque année depuis 4 ans, le Café Citoyen commencera sa nouvelle saison avec un café philo en partenariat avec l’association Philosophia, qui organise chaque année “Les rencontres de Sophie” à Nantes.
Jeudi 17 octobre 2024
20h30, salle Balavoine 22 rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Tentatives de coup d’Etat aux Etats-Unis et au Brésil, montée de régimes autoritaires en Hongrie ou en Pologne, et plus globalement poussée des extrêmes-droites un peu partout en Europe : la démocratie semble plus que jamais fragilisée, non seulement à l’extérieur de ses frontières, mais également à l’intérieur.
Notre intervenante ce soir-là sera :
Camille DREYFUS – LEFOYER
agrégée de philosophie et présidente de l’association Philosophia
Pour tenter de l’expliquer, suffit-il de prendre au sérieux, comme y invitait déjà Tocqueville, les effets de l’individualisme, dont la passion de l’égalité ? Ne faut-il pas aussi incriminer celle de la souveraineté ? Celle d’un individu dont le rêve identitaire d’être « chez lui » le conduit à refuser le pluralisme et chercher des boucs-émissaires ?
Un constat alarmant est partagé par tous les acteurs de l’eau et les autorités de notre territoire : moins de 1 % des masses d’eau en Loire-Atlantique sont de qualité. Face à cette réalité, se pose la question cruciale de la production d’eau potable exempte de polluants. Est-ce réellement possible ? À quel point les polluants présents dans l’eau potable peuvent-ils déjà affecter notre santé ? Sommes-nous vraiment en mesure d’agir pour protéger notre eau potable et notre santé collective ?
Jeudi 30 mai 2024
20h30, salle Balavoine 22 rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Par une approche scientifique et transparente, Mickaël DERANGEON s’attachera à répondre à ces questions, en dressant tout d’abord un état des lieux de la pollution des masses d’eau. Il abordera ensuite les normes relatives à l’eau potable et explorera de nouvelles méthodes d’évaluation des effets individuels, ou en cocktails, de ces polluants. Enfin, il ouvrira le débat sur les actions urgentes à mettre en œuvre pour protéger la qualité de l’eau potable.
Mickaël DERANGEON est Vice-Président d’Atlantic’Eau (service public de l’eau potable qui fournit près de 600.000 personnes en Loire-Atlantique, dans 148 communes), en charge de la qualité sanitaire de l’eau potable et du pilotage de la politique de recherche et développement. De formation scientifique, il est également maître de conférences et chercheur en physiologie à Nantes Université (Institut du thorax INSERM/CNRS).
– – – RAPPEL – – –
Pour celles et ceux qui voudraient (re)voir l’université populaire du 18 avril dernier avec Gérard Gruau intitulée « L’eau : un bien commun à l’épreuve du changement climatique », voici les liens vidéos :
La guerre qui oppose actuellement l’Ukraine à la Russie ne peut se comprendre qu’en tenant compte de l’histoire des relations complexes que ces deux nations entretiennent entre elles depuis l’époque médiévale.
Que ce soit au XIXe siècle, dans le cadre de l’empire des tsars, ou au XXe dans celui de l’URSS, et ce jusqu’à l’indépendance de 1991, l’Ukraine est sous la domination de la Russie et peine à affirmer son identité et ses spécificités, d’autant que ses frontières ne cessent d’évoluer, au gré des conflits, des révolutions et des partages qui affectent l’ensemble de l’Europe centrale et orientale.
Jeudi 16 mai 2024
20h30, salle Balavoine 22 rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
En insistant sur quelques moments-clés – la guerre de Crimée, les années 1917-1922, la grande famine ou Holodomor de 1932-1933, la Seconde Guerre mondiale – cette conférence tentera d’éclairer, en adoptant une perspective historique et géopolitique, les enjeux de la guerre actuelle, qui est aussi un conflit de mémoires et de représentations.
Stanislas JEANNESSON est professeur d’histoire des relations internationales contemporaines à Nantes Université et directeur-adjoint du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Ses recherches portent sur les relations internationales et la politique étrangère de la France au premier XXe siècle.
Le réchauffement climatique s’accélère, faisant peser de nombreuses menaces sur nos sociétés.
L’une de ces menaces concerne la ressource en eau avec des prévisions indiquant que le réchauffement climatique pourrait conduire à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et intenses.
L’été 2022 qui a été marqué par une sécheresse exceptionnelle en Bretagne et ailleurs en France, a été de ce point de vue un avertissement de ce que pourrait être le futur.
Jeudi 18 avril 2024
20h30, salle Balavoine 22 rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Après une revue de l’évolution récente du climat et de ce que prédisent les modèles climatiques pour le futur, Gérard Gruau, notre invité, passera en revue les spécificités de la Bretagne (y compris la Loire Atlantique) du point de vue de la ressource en eau et les risques particuliers que le réchauffement climatique fait courir.
Il abordera enfin la question des leviers d’adaptation à mettre en place pour limiter au maximum ces risques.
Gérard Gruau biogéochimiste de formation, est Directeur de Recherche Emérite au CNRS, affecté à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes. Il est co-Président du Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau en Bretagne et membre du Haut Conseil Breton sur le Climat.
Il a récemment participé à un projet européen visant à déterminer les conditions de mobilisation de mécanismes de type Paiement pour Services Environnementaux.
Rappel : la thématique de l’eau fait l’objet, cette année de deux séances. La seconde, consacrée à la qualité de l’eau, aura lieu le jeudi 30 mai prochain et sera animée par Mikaël Derangeon, universitaire et vice-président d’ « Atlantic Eau ».
2024, année de jeux olympiques, il y a « fort à parier » que la compétition offrira de multiples opportunités aux amateurs de paris sportifs et de jeux en ligne.
Le lobbying des sociétés de jeux contribue largement à encourager des comportements addictifs, en particulier chez les jeunes.
Dès lors, comment se prémunir de l’addiction aux jeux ?
Jeudi 28 mars 2024
20h30, salle Balavoine 22 rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Au travers de sa présentation sur les jeux de hasard et d’argent, le Professeur Marie Grall-Bronnec illustrera le concept des addictions comportementales. Différents aspects seront abordés, de la pratique normale à la pratique excessive, ainsi que les mesures de prévention et de soins proposés. Un éclairage particulier sera donné à l’addiction aux jeux en ligne et aux paris sportifs.
Le CHU de Nantes étant reconnu sur le plan national et international pour son action en faveur des patients souffrant d’addictions comportementales, les résultats des recherches menées par le service d’Addictologie sur le jeu excessif seront également présentés brièvement.
Marie Grall-Bronnec est psychiatre-addictologue, praticien Hospitalier dans le service d’Addictologie et chef de Pôle adjointe du PHU « Psychiatrie et Santé Mentale » du CHU de Nantes, et Professeur d’Université à la faculté de Médecine de Nantes.
Cette soirée s’inscrit dans le cadre de notre partenariat avec l’Omcri, qui a retenu, en cette année olympique, le thème du jeu.
L’irruption dans nos vies de l’IA générative ChatGpt il y a un peu plus d’un an a donné une illustration des progrès réalisés ces dernières années dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.
Jeudi 15 février 2024
20h30, salle Balavoine Rue de la Rivière à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Beaucoup d’experts y voient la promesse d’une nouvelle révolution industrielle susceptible de bouleverser notre rapport au travail, à la connaissance (mais aussi notre rapport à la réalité), ainsi que la gestion de nombreux secteurs – comme la médecine par exemple.
Certains y voient même les prémisses d’une intelligence « super-humaine », qui fait que ces machines intelligentes seront un jour capables de remplacer les humains dans toutes les tâches.
Comme toutes les révolutions antérieures, celle-ci est naturellement source de questions, d’inquiétude, voire de peurs.
Qu’entend-on par Intelligence Artificielle, que recouvre ce concept devenu parfois un peu trop générique dans les médias ? Quels sont ses domaines d’application, les acteurs, les promesses mais aussi les risques que l’I.A fait peser sur nos sociétés ?
Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, nous aurons le plaisir d’accueillir pour cette première soirée consacrée à l’intelligence artificielle, Xavier Aimé
Enseignant-chercheur en Ingénierie des Connaissances, formateur et conférencier en I.A et ChatGpt.
Pour cette 24e année, les Rencontres de Sophie vous proposent de s’interroger frontalement sur ces questions : où en sommes-nous aujourd’hui, en France en particulier, de notre rapport à l’État, et que souhaitons-nous faire de cette institution face aux défis sociaux, économiques et environnementaux que notre temps nous impose ? L’histoire occidentale et la tradition philosophique dominante ont en commun d’avoir installé très durablement l’idée selon laquelle l’État serait la forme la plus accomplie de l’autorité politique, la plus légitime et la plus efficace aussi. État de droit, État souverain, État-Providence : sous ses différentes formes, l’institution étatique incarnerait, pour une société, l’ordre et la possibilité d’une relative harmonie. Bien des événements, récents ou déjà anciens, tendent tout de même à remettre en question une telle évidence : peut-on sans la discuter affirmer la nécessité absolue d’un État ? N’a-t-on pas parfois des raisons de douter de la légitimité de l’ordre qu’il impose, ou des modes de son pouvoir ? La société, si on entend par là à la fois l’ensemble des individus, mais aussi les corps intermédiaires, le milieu associatif ou le tissu relationnel de la communauté, ne pourrait-elle pas souffrir parfois de cette emprise étatique ? N’aurait-elle pas aussi des ressources propres pour assurer son bon fonctionnement sans l’usage de la force, fût-elle légale ?