Notre saison 2025/2026 s’est achevée le jeudi 28 mai, et nous vous remercions une nouvelle fois d’avoir contribué à la faire vivre par votre présence nombreuse et votre participation active.
A l’approche de la rentrée, nous vous proposerons la programmation de notre nouvelle saison, qui sera marquée par les 20 ans de l’association.
Elle débutera le jeudi 17 septembre par notre traditionnel café philosophique.
Avant cela, nous aurons l’occasion de nous retrouver et d’échanger avec vous lors de la vitrine associative, qui se tiendra comme chaque année à Capellia le samedi 5 septembre.
Enfin, vous pouvez d’ores et déjà cocher la date de notre assemblée générale, elle se tiendra le jeudi 8 octobre salle Barbara.
En attendant, toute l’équipe du Café Citoyen vous souhaite un bel été !
Quelle empreinte un mouvement comme celui des gilets jaunes a-t-il laissé chez celles et ceux qui l’ont vécu ?
En suivant les itinéraires croisés de ces hommes et de ces femmes pendant plusieurs années après le mouvement, le film interroge l’évolution de leurs rapports au monde, à la politique, à la violence, à l’altérité ou aux frontières sociales.
Ce mouvement a également tracé des sillons plus intérieurs qui se révèlent dans les relations au travail, à la famille, et à soi-même…..
Jeudi 28 mai 2026
20h30, Cinéma GRAND ÉCRAN 20 avenue des Perrières à La Chapelle-sur-Erdre
Prix : 6 euros
En passant par l’intime et par les parcours collectifs, le film questionne jusqu’où les luttes sociales peuvent nous transformer et se faire émancipatrices.
« Des goûts de lutte » n’est cependant pas un documentaire sur les gilets jaunes.
S’il prend son ancrage dans ce soulèvement qui fait aujourd’hui date dans notre histoire contemporaine française, le film tend à questionner « l’après » de manière plus générale : Que reste-t-il d’une révolte collective quand le temps a coulé ?
Projection suivie d’un échange avec l’autrice et sociologue Emmanuelle REUNGOAT ainsi que le réalisateur Pierre-Olivier GAUMIN
L’actualité de ces dernières semaines vient une nouvelle fois illustrer le thème que nous vous proposons pour cette soirée-débat.
Le 2 avril, le parquet de Paris a en effet annoncé l’ouverture d’une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », au lendemain du dépôt de plainte du nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, élu le 15 mars dernier.
Cette tentative de délégitimation de ces nouveaux élus de la République, parce qu’issus de l’immigration, s’accompagne d’une dangereuse libération de paroles haineuses et racistes. Elle ne peut que nous inquiéter sur la solidité de nos valeurs républicaines, celles qui font de l’égalité de tous, sans exception, un de nos principes cardinaux.
Jeudi 30 avril 2026
20h30, Salle Barbara (Gesvrine) 5 boulevard Jacques Demy à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Ces formes nouvelles et inquiétantes de racialisation ne sont pas isolées. Elles infusent dans l’ensemble des sociétés, y compris démocratiques. Les Etats-Unis en sont un exemple presque revendiqué, mais l’Europe et la France ne sont pas épargnées.
La récente enquête de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) révèle que 46 % des Français déclarent avoir déjà été victimes d’agressions ou de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie, soit près d’un citoyen sur deux.
Avec Solène Brun, sociologue et chercheuse au CNRS
De la côte d’Amour au nord de l’estuaire à la côte de Jade au sud, notre façade atlantique représente 133 kms pour la seule Loire-Atlantique. Pour l’ensemble des Pays de la Loire, ce littoral s’étend sur près de 400 kms.
S’il est fortement aménagé et densément peuplé, notre littoral est également d’une grande richesse sur le plan écologique (marais de Brière, lac de Grand Lieu par exemple). Autre caractéristique moins connue, notre département est topographiquement le plus bas de France, ce qui le rend aujourd’hui particulièrement menacé et vulnérable. Conséquence : L’aggravation du dérèglement climatique conduit à une élévation du niveau des mers et au recul du trait de côte.
Jeudi 2 avril 2026
20h30, Salle Barbara (Gesvrine) 5 boulevard Jacques Demy à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
À horizon 2100, le scénario le plus probable est une montée des eaux de l’ordre de 80 cm. Mais bien avant le prochain siècle, à horizon 25-30 ans, des risques réels de submersion pèsent sur certains points de notre littoral.
Face à ces enjeux, sommes-nous préparés ? Quelles mesures ou réponses sont aujourd’hui engagées ? Seront-elles suffisantes ?
Avec Marc Robin, Géographe à Nantes Université Responsable de l’observatoire Régional des Risques Côtiers
Pendant très longtemps, ce qui deviendra en 1790 la commune de La Chapelle-sur-Erdre, est moins un bourg qu’un archipel de villages dispersés vivant largement en autarcie, d’une agriculture de subsistance. À cette époque, il faut environ une journée de marche pour la traverser du nord au sud.
Aujourd’hui, la Chapelle-sur-Erdre compte 20.000 habitants, contre seulement 2500 en 1965, soit une multiplication par 8 en soixante ans.
Jeudi 26 février 2026
20h30, Salle Barbara (Gesvrine) 5 boulevard Jacques Demy à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Entre ces 2 périodes, La Chapelle-sur-Erdre a connu plusieurs révolutions : politique tout d’abord avec la Révolution française, agricole et technique avec le développement de son agriculture et l’amélioration des liaisons avec Nantes (viaduc de la Verrière en 1852, chemin de fer en 1877) favorisant ainsi un développement des échanges. Le bourg s’affirme progressivement comme le centre où se groupent notables, artisans et commerçants.
Le 19ème siècle est aussi le temps d’une “contre-révolution catholique” avec la construction puis l’agrandissement de l’église actuelle, et la mainmise de l’Église sur l’École, encouragée et financée par quelques familles influentes de la bourgeoisie et de l’aristocratie locales.
La Chapelle-sur-Erdre a enfin connu une révolution urbaine. À partir de 1965, c’est à la fois l’apogée d’une agriculture chapelaine aux 172 exploitations (et 70 tracteurs), et la construction de ses premiers lotissements (la Lande du bourg, Beauregard, le Cèdre, etc.).
C’est cette histoire, rapidement survolée ici, que nous contera Michel Quirion.
Chapelain de naissance, Michel Quirion a d’abord été aide familial, avant de faire des études de technicien agricole par le canal de la promotion sociale. Il a ensuite poursuivi par des études d’économie à l’Université de Nantes et Paris 1. Il a fait carrière dans un Etablissement Public sous tutelle des ministères de l’Agriculture et des Finances. Il est président de l’association « Au pas des siècles » depuis 2017.
Office Municipal de la Culture et des Relations Internationales
En 2023, une large collaboration scientifique au niveau européen a quantifié pour la première fois l’impact des différentes activités humaines sur les populations d’oiseaux. Selon cette étude, depuis 1980, 20 millions d’oiseaux disparaissent en moyenne chaque année à l’échelle de notre continent. Sur la période, on atteint ainsi le chiffre vertigineux de plus de 800 millions d’oiseaux.
Il résulte également de cette étude que l’évolution des pratiques agricoles a une responsabilité majeure dans ce phénomène. La France, qui fait partie des 28 pays européens étudiés, révèle ainsi que, depuis 1996, les oiseaux ont diminué de 43 % dans les zones agricoles contre « seulement » 19 % dans les milieux boisés. À ces cultures intensives viennent s’ajouter d’autres facteurs : le réchauffement climatique bien-sûr, mais aussi les méfaits de l’urbanisation, la désertification des surfaces forestières, l’usage excessif de produits toxiques qu’ils soient professionnels ou domestiques, etc. Et comme les oiseaux interagissent fortement avec leur milieu naturel, leur disparition met également en péril l’ensemble des écosystèmes.
Jeudi 15 janvier 2026
20h30, Salle Barbara (Gesvrine) 5 boulevard Jacques Demy à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
Ce déclin, fortement corrélé à la dégradation de notre environnement, interroge donc notre modèle économique. Nos politiques publiques en la matière, qu’elles soient nationales ou européennes, sont-elles à la hauteur des enjeux ? Sommes-nous à la veille d’une nouvelle extinction de masse des espèces (la sixième), et si oui, comment l’éviter ? Car l’histoire récente montre que nous sommes capables de sauver des espèces menacées si nous y prenons toute notre part, et si nous ne nous y prenons pas trop tard !
Pour apporter des réponses à ces questions, nous aurons le plaisir d’accueillir :
Philippe DE GRISSAC est vice-président de la LPO France et directeur de rédaction de la revue l’oiseau Mag. Il est également administrateur du Conservatoire du Littoral, fondateur et administrateur du GEPOMAY (Groupe d’études et de protection des Oiseaux de Mayotte), membre du groupe Outre-mer de l’UICN…
Thierry ROGER est administrateur de la LPO au niveau de la Loire-Atlantique
La ligue de l’enseignement, à laquelle le Café Citoyen Chapelain est affilié, organise le 8 décembre prochain à 20h, un ciné-débat sur le thème de la laïcité.
Si cette thématique vous intéresse, ce film sera diffusé au cinéma Grand Écran de La Chapelle-sur-Erdre.
Débat ancien, mais toujours d’actualité, la question de l’appartenance de Nantes (et plus largement de la Loire-Atlantique) à la Bretagne suscite toujours passion et controverses.
Mais selon que l’on s’attarde sur le passé ou que l’on se tourne vers l’avenir, cette question ne soulève pas les mêmes enjeux.
Jeudi 27 novembre 2025
20h30, Espace Capellia (salle Édith PIAF) 9 chemin de Roche Blanche à La Chapelle-sur-Erdre
Entrée libre et gratuite
C’est donc le thème du débat que nous vous proposons, en collaboration avec la revue Place publique, qui a consacré un dossier à ce sujet dans son numéro du printemps dernier.
Nantes a-t-elle été la capitale de la Bretagne ? Qui parlait le breton à Nantes, et quand ? Est-ce Pétain qui a séparé Nantes de la Bretagne ?
L’historien Alain Croix exposera ce que l’histoire nous apprend, ou pas….
Puis Aziliz Gouez, qui a la particularité d’être à la fois élue à Nantes et au Conseil régional de Bretagne, expliquera comment le rattachement de la Loire-Atlantique à la Région administrative Bretagne pourrait contribuer à une nouvelle dynamique territoriale et démocratique.
Sous la forme d’un dialogue, Thierry Guidet sera ainsi amené à questionner nos invité·e·s, avant d’ouvrir le débat avec le public.
Aziliz GOUEZThierry GUIDETAlain CROIX
Alain CROIX a notamment été professeur d’histoire moderne à l’université de Rennes 2. C’est un des meilleurs spécialistes de l’histoire de la Bretagne. Il est l’auteur ou le co-directeur d’une quarantaine d’ouvrages. Citons sa thèse La Bretagne aux 16e et 17e siècles. La vie, la mort, la foi ; le Dictionnaire d’histoire de la Bretagne, etc. Il a été l’un des piliers de la revue Place publique.
Aziliz GOUEZ est docteure en anthropologie, diplômée de l’EHESS et de l’université de Cambridge. De 2013 à 2017, elle a été la plume du président de la République d’Irlande Michael D. Higgins. Elle est également chercheuse associée à l’Institut Jacques Delors.
Thierry GUIDET a longtemps été journaliste. Il a notamment dirigé la rédaction de Ouest-France à Nantes et occupé la fonction de directeur général adjoint de l’École supérieure de journalisme de Lille. Il a fondé la revue Place publique en 2007. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Rose et le granit. Le socialisme dans les villes de l’Ouest, une Histoire populaire de Nantes.